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Bel et bien mort, de Charlaine Harris – Le Communauté du Sud, tome 9

Bel et bien mort, de Charlaine Harris (tome 9 de la série Le Communauté du Sud, éditions J’ai Lu)

Alors que Crystal est retrouvée crucifiée derrière Chez Merlotte, le bar de Sam, les garous font leur coming-out en direct à la télévision. Sookie, qui est à nouveau au milieu de toute cette agitation, voit les problèmes empirer lorsqu’elle apprend que le FBI la cherche. De nombreux changements se préparent à Bon Temps. Probable que cela ne fasse pas du bien à tout le monde.

Les tomes se suivent et ne se ressemblent pas dans la série de Charlaine Harris. Même si, au rythme où je les lis, j’ai un peu de mal à découper l’histoire mentalement, je prends toujours autant de plaisir à lire une nouvelle histoire de Sookie. Je me suis découverte attachée aux différents protagonistes et je les retrouve à chaque fois comme un interlude entre deux lectures d’un autre genre.
J’ai parfois eu l’impression que l’autrice n’était pas très inspirée et se contentait de remplissage. Or, ici, il me semble que Charlaine Harris avait des choses à dire. L’histoire avance, progresse. Je ne sais toujours pas vers quel objectif mais en tout cas la situation est différente à la fin de l’ouvrage par rapport au début.
Mon seul regret concerne la crucifixion, qui arrive au début du roman et dont on n’entend plus parler avant la fin. Il n’y a pas d’enquête autour de cet évènement pourtant primordial.
Pour le reste, on retrouve ce qui fait le charme des tomes précédents quand ils étaient bien : des déplacements, de la romance, quelques scènes d’action, une Sookie qui se fait encore blesser plus qu’elle ne le devrait, des pouvoirs… Il y a des rebondissements intéressants, on comprends des choses que l’on ne comprenait pas forcément dans le tome précédent, notamment sur les origines de Sookie.
En revanche, ce que j’ai trouvé dommage, c’est l’arc narratif des fées qui semble se terminer ici alors qu’il n’a été vraiment lancé que depuis un tome. Il y avait probablement plus de potentiel avec cet aspect de la vie de l’héroïne que n’en a exploité Charlaine Harris, un peu comme si elle-même avait été vite lassée de ses personnages.
J’attends de voir si les péripéties féériques de cet opus entreront en résonance avec la suite de la série, pour le tome 10.
Du reste, ce 9ème épisode est l’occasion d’introduire quelques nouveaux personnages et de retrouver beaucoup d’anciens. Une série légère qui se lit vite, même si, je dois l’avouer, elle s’oublie tout aussi rapidement.
A lire sur la plage, pendant les vacances, ou après une dure journée.

Pour qui : les lecteurs qui ont lu les précédents tomes, il sera compliqué de comprendre toutes les subtilités du texte si vous ne connaissez pas un minimum le background des épisodes précédents.

Les + : un tome dans lequel il y a de l’intrigue, des péripéties, l’histoire globale avance. Les personnages sont attachants et on prend plaisir à les retrouver.

Les – : le côté « enquête » est complètement laissé de côté, et l’arc narratif des fées achevé un peu trop rapidement. On dirait que l’autrice s’est lassée de ces éléments et préfère se concentrer sur les histoires entre les personnages et la romance.

Infos pratiques
Broché: 349 pages
Editeur : J’ai lu (3 mars 2010)
Collection : J’ai lu
Langue : Français
ISBN-10: 2290022519
ISBN-13: 978-2290022511

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Mémoires d’outre-mort, de Christopher Buehlman

Mémoires d’outre-mort, de Christopher Buehlman (one shot, éditions Hugo et Cie)

1930, 1970, à New York. Le temps passe, mais plus pour Joey, transformé en vampire à l’âge de 14 ans par la nourrice qu’il a contribué à faire renvoyer de chez lui.
Depuis, il mène une vie de monstres dans les égouts New-Yorkais, où il ne se passe pas beaucoup de choses.
Mais ça, c’était avant l’arrivée d’un groupe d’enfants en ville. Repérés par les cadavres qu’ils sèment derrière eux, et si ces petits anges n’étaient pas ce qu’ils avaient l’air d’être ?
Joey et sa communauté ne tarderont pas à vouloir en apprendre plus, à leurs risques et périls.

Pour être tout à fait honnête avec vous, lecteurs, je n’étais qu’à moitié convaincue lorsqu’on m’a proposé de lire cet ouvrage. Encore une histoire de vampires, me suis-je dit avec un soupir.
J’ai oublié le compte de ce que j’ai pu lire sur ces créatures, et je me méfiais de ce roman, que l’on m’a présenté comme faisant un traitement novateur des buveurs de sang.
J’aurais pu refuser, mais j’ai quand même voulu voir si c’était si différent que cela. Est-il encore possible de faire original sur le vampire à la fin des années 2010, après toute la vague (le tsunami) que l’on a connu il y a une dizaine d’années ?
Hé bien oui.
Je n’ai pas regretté mon choix.
Le traitement original ne tient pas tellement dans ce qui est dit au sujet des vampires, car ce sont encore et toujours des buveurs de sang cruels et assoiffés de sexe et de pouvoir.
En revanche, l’histoire nous est présentée dans un décor que l’on n’a pas l’habitude de lire (du moins est-ce mon cas), dans le New-York des années 70, avec un personnage principal intéressant puisqu’il s’agit d’un homme de 80 ans coincé dans un corps d’ado de 14 ans.
L’originalité est donc ici. Le texte est raconté à la première personne et j’ai vraiment eu l’impression de lire des mémoires.
Dans un premier temps, je ne voyais pas où le livre voulait mener le lecteur. En effet, il s’agit de souvenirs un peu disparates et sans lien apparents. Et puis les choses se mettent en place lorsqu’arrivent dans l’histoire les personnages des enfants, et ce qui a l’air d’une autobiographie devient un vrai récit palpitant. Les souvenirs servent le récit, lui donnent de la profondeur, nous aident à mieux connaître les personnages et leurs histoires, savoir comment ils en sont arrivés là.
Ce que j’ai aimé, aussi, c’est le style d’écriture, toujours très vif, parfois cru, et qui sait capter l’attention et maintenir l’intérêt. Les chapitres sont courts et débouchent toujours sur une suite dont le suivant porte le nom. Si bien que l’on tourne les pages rapidement, avide d’en savoir plus, et surtout de savoir comment les choses vont se terminer.
Et la fin, parlons-en. Sans rien dévoiler, elle m’a beaucoup plus parce que l’on ne s’y attend pas.
Bien que l’épilogue soit un peu expéditif et inutile à mon goût, j’ai quand même apprécié ce final original. Une vraie chute. Tout le récit pour arriver à cette fin m’a beaucoup plus.
En fait, plus que l’histoire en elle-même, c’est la façon de la construire et de la raconter qui m’a plu. Je ne le dis pas souvent, parce que beaucoup de romans sont écrits de la même manière, mais ici cela change vraiment de ce que l’on peut avoir l’habitude de lire.
De fait, je n’ai vraiment pas regretté mon choix. J’ai passé un bon moment de lecture (j’ai plutôt dévoré ce titre et ne l’ai lu que durant 3 ou 4 séances de lecture, pas plus. C’est dire, vu le volume !) dans une ambiance horrifique qui m’a rappelé celle du Portrait du Mal, de Graham Masterton.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les lectures horrifiques, ou qui ont envie de lire une histoire de vampires peu commune. Ceux qui ont envie qu’on leur raconte une histoire de manière moins classique que à quoi nous sommes habitués.

Les + : Une narration originale et qui tient en haleine, un récit dynamique, une galerie de personnages intéressantes.

Les – : L’épilogue est un peu expéditif à mon goût, et j’ai lu dans une interview sur ActuSF que l’auteur a fait beaucoup de recherches sur le New York des années 70 ans d’écrire son roman mais je ne l’ai pas ressenti dans les pages.

Infos pratiques
Broché: 429 pages
Editeur : Hugo Roman (18 avril 2019)
Collection : Nouveaux Mondes
Langue : Français
ISBN-10: 2755641371
ISBN-13: 978-2755641370

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