Tag Archives: jean vigne

La Naissance, de Jean Vigne – Division Givre 2

La Naissance, de Jean Vigne (épisode 2 du feuilleton numérique Division Givre, éditions du Petit Caveau)

Alors qu’elle vient de constituer son équipe, Ange Bernier passe à l’action. Or, tout ne va pas se passer comme prévu et les conséquences de la première intervention de la toute fraiche équipe Givre va laisser des traces… bien des changements sont à prévoir. Pour le pire et rien que le pire, bien sûr !

La Naissance est l’épisode 2 de la série Division Givre. Il se place directement dans la ligne du premier, Kill Them All, et on y retrouve tous les éléments qui ont fait le charme de son prédécesseur. Y compris le grand nombre de pages qui en fait presque un mini-roman à part entière.
Je confesse avoir lu cet épisode en rentrant d’un week-end à Paris où j’ai eu la chance parfaitement hasardeuse de me promener dans quasiment tous les lieux évoqués dans la série (mis a part les catacombes, et encore c’était pour raison de trop fort affluence, j’aurais dû tenter d’y aller à la nuit tombée comme les personnages de l’auteur). Inutile de dire que je visualisais très bien les lieux et l’ambiance de la majorité des scènes. On trouve le fameux 36 Quai des Orfèvres, le cimetière du Père Lachaise, les catacombes… entre autres.
Ici encore, Paris est le décor de ce feuilleton nerveux et rythmé mettant en scène une héroïne au caractère tellement bien trempé qu’il ne sèche jamais vraiment, et son équipe. La blonde explosive prévient très vite : ils sont là pour casser du vampire.
Car il est toujours question de bêtes à crocs dans cette série, pour l’instant seules créatures surnaturelles à apparaître.
L’héroïne va connaître des bouleversements importants dans son existence qui ne sont pas sans rappeler certaines ficelles de A Belles Dents, d’Anne Bardelli. Je vous laisserai découvrir lesquelles. Là où la différence se situe est dans le traitement des personnages. L’héroïne de Jean Vigne n’a rien à voir avec la très stéréotypée Léa Bacal. Ici, Ange est tout le contraire de ce que laisse penser son prénom. L’ensemble est crédible car servi par une écriture brute et sans langue de bois. Une lecture intéressante et qui fait du bien en sortant des sentiers battus. J’ai apprécié l’immersion dans les lieux, la multiplicité des points de vues, des personnages et des décors, le tout tournant autour d’une même intrigue.
Si un certain nombre de ficelles sont déjà vues, notamment dans la façon dont est gérée la société vampirique (les classiques du genre ont probablement influencé l’écriture de la série), il est agréable de se laisser porter par cette lecture. La galerie de personnage me plait beaucoup et j’attends la suite avec impatience pour me plonger dedans.
En effet La Naissance prend son envol après un premier épisode qui posait des bases intéressantes, et promet encore de l’action pour la suite.
Si le style et le rythme restent ainsi dans les prochains épisodes, on pourra vraiment dire que ce feuilleton est de la bombe. Troisième feuilleton numérique édité par les éditions du Petit Caveau après Bad Moon Rising et Purespace, il se démarque par son dynamisme et son caractère. Les feuilletons ne se ressemblent pas aux éditions du Petit Caveau et c’est bien pour cela qu’on les aime !

Pour qui : les lecteurs qui aiment les longs feuilletons numériques et les héroïnes aussi bagarreuses que des garçons, l’ambiance parisienne.

Les + : la taille du texte qui permet de développer un scénario fourni et une ambiance immersive, un style nerveux et dynamique parfait pour une héroïne qui tient plus de la guerrière que de la princesse !

Les – : un certain nombres d’idées ne sont pas nouvelles et feront immanquablement penser à d’autres lectures ou films vampiriques, ce qui occulte l’impression que l’auteur a créé un univers totalement personnel.

Infos pratiques
Collection : Sang Neuf
Nombre de pages : 130 pages (numérique)
Date de publication : 10/ 05/ 17 (numérique) été 2017 (papier)
ISBN : 9782373420456

Publicités

Post Mortem, Néachronical 2, de Jean Vigne

Post Mortem, de Jean Vigne (tome 2 de la trilogie Neachronical, éditions du Chat Noir)

Les péripéties de Néa ne sont pas prêtes de s’arrêter. Alors que la jeune femme découvre peu à peu l’étendue de ses étranges pouvoirs, des forces obscures la pourchassent. Et il ne s’agit pas que de la police !
En effet, il semblerait que d’anciennes légendes se révèlent être plus vraies que nature, et qu’un combat séculaire fasse toujours rage sur terre.
Malheureusement, Néa va en faire les frais et ce, bien malgré elle.
Elle ne sera d’ailleurs pas la seule…

Après l’excellent Memento Mori (coup de coeur), Jean Vigne revient avec la suite des aventures de sa jeune héroïne rousse.
Cette suite est à la fois dans le prolongement du premier tome, et marque pourtant un tournant radical dans l’histoire de la série.
Le récit y prend en effet une tournure totalement inattendue dont je ne vais pas vous parler pour ne pas spoiler. Toutefois, il est probable que certains lecteurs s’en trouvent déroutés, comme je l’ai été à la première lecture de ce texte il y a longtemps. Ce que nous offre le récit est impensable à la lecture du premier tome et demande au lecteur une adhésion qui ne va pas de soi, tant les nouveautés étaient imprévisibles à la base. Personne ne pouvait le voir venir, au point de se demander si Jean Vigne lui-même y avait pensé dans l’élaboration du premier tome.
Mais supposons que, comme moi, vous adhériez à l’histoire.
Il faut dire que Néa a tous les arguments pour vous convaincre. C’est une héroïne au caractère bien trempé mais crédible, qui n’en fait pas trop pour se donner l’air cool. Elle est vraiment cool. Elle fait partie de ces héroïnes que l’on n’oublie pas.
Comme toujours on retrouve dans ce roman la plume de Jean Vigne et toutes ses caractéristiques. Les phrases rythmées par des « dont », qui donnent une musique particulière au texte et qui est propre à cet auteur, les femmes de caractère, les hommes plus naïf.
Vous allez remarquer tout de suite que le roman n’est pas construit comme le premier, car il se décompose en deux parties temporelles : « Maintenant », et « An 1114 »). Les deux parties sont longues à se mettre en place, j’ai regretté que beaucoup d’éléments médiévaux ne sont pas très utiles, comme pour retarder le moment des révélations.
De ce fait, j’ai préféré les passages « maintenant » qui racontent avec modernité et efficacité le destin de Néa (jeu de mot!).
L’ensemble forme toutefois un roman bien ficelé et haletant qui se lit agréablement du début à la fin. Même si on sent que ce second tome augure une suite dans la même veine, et qu’il place ainsi le premier tome dans une position un peu en retrait de la véritable histoire, si vous avez aimé Néa dans le premier tome, vous ne l’aimerez que plus dans ce second.
Il me tarde de lire la suite et fin de cette série, je quitterai Néa à regret, c’est certain.

Les + : Une histoire originale et bien ficelée, écrite avec fluidité et dynamisme.

Les – : Les révélations peuvent dérouter certains lecteurs car le premier tome de la trilogie ne prenait absolument pas ce chemin, la partie médiévale est un peu en-dessous de la partie actuelle et tarde à apporter les révélations et le croisement des liens entre les époques.

Infos pratiques
Broché:
 371 pages
Editeur : Editions du Chat Noir (3 novembre 2014)
Collection : GRIFFE SOMBRE
Langue : Français
ISBN-13: 979-1090627604

 

« Articles Précédents