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La grâce de Kushiel, Imriel T3

La grâce de Kushiel, de Jacqueline Carey (tome 3 de la trilogie Imriel)

Imriel et Sidonie ont enfin décidé d’afficher leur amour au grand jour. Mais la reine Ysandre, farouchement opposé au mariage des deux amants, consent à leur céder cette faveur à une seule condition : qu’Imriel retrouve sa mère, la traîtraisse Mélisande Sharizai, pour l’amener devant le peuple et la condamner à mort.
Avant son départ et alors qu’il s’est résolu au terrible châtiment réservé à sa mère, une délégation venue d’un pays lointain se rend à la Ville pour y rencontrer la famille royale.
Lors d’une éclipse, Imriel est victime d’une agression très violente. A son réveil, il ne reconnaît plus les siens. Tous semblent dire que le jeune homme est devenu fou. Pire, Sidonie est partie épouser un autre homme, dont elle est amoureuse, sans aucun souvenirs d’Imriel.
A-t-il rêvé toute sa vie ?
Le prince comprend rapidement qu’il est le dernier à se rappeler de la vérité, et qu’il va devoir se battre pour faire revenir à la raison les gens du royaume, s’il veut sauver son peuple et son couple. Bientôt, une terrible question le traverse : Et si sa mère était la clé ?

ROMAN COUP DE COEUR

Ultime conclusion pour cette trilogie ainsi que pour la série de romans de Jacqueline Carey traduits en français. Il faut dire qu’après Kushiel, Imriel est la seule trilogie à prendre véritablement la suite. Il n’y en a plus d’autre après. C’est donc avec une pointe de regret que j’ai entamé ce titre, dont mon rythme de lecture s’étale à 1 par an depuis 6 ans. Six ans que je passais chaque été avec les personnages de Jacqueline Carey, c’est dire si je m’y suis attachée, depuis.
Pour cette dernière, le roman a été à la hauteur. Une fois encore, je me suis replongée avec délice dans cet univers épais, fantasy, romantique et tellement émouvant.
Bien que je mette un an entre chaque tome, les personnages sont si bien installés, réinstallés en début de livre, que je ne me suis jamais perdue.
On a avec ce titre la conclusion d’une histoire plus grande qu’un seule tome. C’est toute la trilogie qui se termine ici. Comme j’aurais aimé pouvoir suivre les vies de chacun des protagonistes encore et encore, sur les générations suivantes, et ainsi de suite. Ne plus jamais en sortir !
L’écriture de Jacqueline Carey est si émouvante, si belle, si gracieuse… et les intrigues menées, bien que moins complexes que dans Kushiel, se révèlent prenantes. Je me demandais vraiment comment tout cela allait se terminer. J’ai eu peur, j’ai éprouvé de la joie, j’ai souris… et je me suis émue bien des fois.
J’ai d’ailleurs un peu de mal à rédiger cette chronique car une fois faite, tout sera terminé.
De tous les romans que j’ai lu depuis des années, ces deux trilogies font incontestablement parties de mes romans préférés. Ceux qui m’ont transportés, tout comme Feed, de Mira Grant, et m’ont fait vivre des moments rares et beaux.
Vous l’aurez compris, j’ai tout aimé dans ce livre, une fois encore. C’est un coup de coeur pour le titre et tout ce qu’il m’a fait vivre, mais aussi pour l’ensemble de l’oeuvre de Jacqueline Carey. J’aimerais tant pouvoir lire d’autres ouvrages, mais je ne lis qu’en français alors…
Imriel a tout d’un prince charmant et valeureux, dans la tradition des amours courtois. Ce roman est très médiéval dans son ambiance, et très fantasy aussi. On reconnait notre monde dans celui créé par l’autrice, mais avec un filtre de fantasy posé dessus. Ce n’est jamais vulgaire, toujours expliqué. Les paysages nous transportent, les dialogues sont travaillés, les personnages aussi.
Bref, je n’ai qu’un mot à vous dire : superbe.

Pour qui : les lecteurs qui ont lu les premiers tomes de la trilogie, ceux qui aiment la fantasy, les écrits épiques et beaux, émouvants, et les épopées.

Les + : La plume de Jacqueine Carey est toujours aussi belle, fluide, émouvante. L’histoire d’Imriel nous transporte, tout y est attachant, émouvant, rien n’est laissé au hasard.

Les – : Je n’en ai pas trouvé, c’est un coup de coeur.

Infos pratiques
Poche: 880 pages
Editeur : Bragelonne (26 août 2016)
Collection : FANTASY
Langue : Français
ISBN-10: 281121822X
ISBN-13: 978-2811218225

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Alchimiste, de Peter James

Alchimiste, de Peter James (one shot, éditions Milady)

Monty Bannerman, assistante de son génie de père, chercheur dans les sciences de la génétique, parvint à persuader ce dernier de vendre son laboratoire pour collaborer avec la puissante multinationale Bendix Schere.
Au début, tout paraît normal et les efforts déployés par la Bendix pour séduire cette prise de valeur en mettent plein la vue aux nouveaux arrivants. Fini le temps passé à chercher après le moindre financement. Ici tout est simple, tout est évident.
Sauf que bien vite, Monty a des doutes.
En effet, on l’alerte sur d’étranges cas de femmes mortes en couches dans d’atroces souffrances, et qui ont mis au monde des bébés monstrueux.
Et si la Bendix était derrière tout ça ?

J’ai lu ce titre en numérique, si bien que je n’avais pas la pleine conscience du pavé avec lequel je m’engageais lorsque je l’ai entamé.
Dans le commerce, l’ouvrage fait plus de 900 pages !
Et pourtant, dire que je l’ai dévoré est encore loin du compte.
J’ai découvert Peter James avec son premier titre « fantastique » paru chez Milady, Possession, dont la fin m’avait déçue, alors je craignais un peu pour celui-ci. Or, l’auteur a pris en assurance et développe son univers avec beaucoup de profondeur. Le titre est épais mais parce que les choses ne sont pas superficielles. Pour qui aime les histoires de complots et de manigances pharmaceutiques, ce titre est forcément pour vous.
Les chapitres sont courts, les personnages attachants et l’intrigue très prenante. Les personnages sont comme des rats dans un piège, que l’on voit se refermer sur eux à mesure que les pages se tournent. J’ai vraiment ressenti des émotions fortes à la lecture du titre, me demandant mille fois comment tout cela allait bien se finir, et surtout si les personnages allaient s’en sortir.
Une lecture haletante, prenante, sans doute mon titre préféré de cet auteur parmi tous ceux que j’ai lu (j’ai lu aussi plusieurs de ses polars, qui ne figurent donc pas sur le blog).
Car avant de verser dans le polar pur, Peter James officiait avec ce type d’ouvrage dans un entre-deux fantastique tout aussi bien fait.
La partie fantastique ne représente pas le plus gros du roman mais tient tout de même une place importante dans l’intrigue. En effet, l’auteur nous propose une couche de satanisme dans l’ouvrage. Sans cela, celui-ci serait un polar du même type que ce qu’il fait désormais.
Cette touche satanique est particulièrement bien développée car elle entre dans les profondeur des rites et de la noirceur humaine. A la lecture des passages de torture infligée par Daniel à sa mère, j’ai été horrifiée, voire écoeurée. Même si le final n’est pas tout à fait à la hauteur des éléments présentés en amont, cette partie surnaturelle reste appréciable.
Fidèle à son style, Peter James alterne les passages dans le passé et le présent, les points de vues entre la foule de personnages… pour développer davantage son récit, l’asseoir et le crédibiliser.
Personnellement c’est ce que j’apprécie chez cet auteur.
Aussi, les détails techniques, que ce soit pour la partie pharmaceutique ou la partie satanique, sont développés et crédibles. On sent que l’auteur a travaillé son sujet.
En revanche, si quelqu’un n’a pas très bien travaillé, c’est clairement Bragelonne/Milady sur la relecture. J’ai rarement été aussi incommodée à la lecture qu’avec ce roman. Je veux bien que quelques coquilles se glissent par-ci par-là dans un roman de 900 pages (le contraire serait un exploit) mais là il y en a beaucoup trop, vraiment. Cela dessert la qualité globale du roman et c’est dommage. Une relecture aurait été la bienvenue avant de le ressortir.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les gros ouvrages, les complots pharmaceutiques, l’ésotérisme, le suspense et les intrigues bien ficelées.

Les + : un univers développé où se mêlent réalisme et ésotérisme, une intrigue originale et bien construite, un style haletant, vif et incisif, des personnages attachants.

Les – : Un final peut-être un peu rapide, trop de coquilles dans le texte final.

Infos pratiques
Poche: 896 pages
Editeur : Bragelonne (7 juillet 2011)
Collection : THRILLER
Langue : Français
ISBN-10: 2811205543
ISBN-13: 978-2811205546

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