Les Larmes de Titus, de Christian Eychloma

les larmes de titus

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Les Larmes de Titus, de Christian Eychloma (One shot, éditions Chloé des Lys)

Alors que Roland Lévêque pensait être retourné tranquillement vivre en l’an 80 de notre ère, il se voit confier une importante mission par de curieux individus venus du futur : changer le cours de l’Histoire depuis le passé pour sauver l’avenir.
Si jusque là ses prédictions l’ont menées jusqu’à côtoyer l’empereur, Roland Lévêque, alias Aulus, va devoir répondre à des questions bien plus délicates. Si possible avant que l’empire ne sombre dans le chaos.
Nombreux sont ceux qui, dans l’ombre, convoitent la place de l’Empereur, et aimeraient voir mourir cet encombrant astrologue. Les larmes de Titus sonneront-elles le glas de l’Histoire ?
Comme indiqué au dos de l’ouvrage, Les Larmes de Titus est la suite de Mon Amour à Pompéi. J’ai été très heureuse d’apprendre qu’une suite allait être écrite, et encore plus de la recevoir, tant Mon Amour à Pompéi a été un coup de coeur.
C’est donc avec un immense plaisir que je me suis plongée dans ce nouveau roman, se déroulant cette fois à Rome. Il m’a fallu quelques pages pour me remettre complètement dans le bain, mais une fois parfaitement acclimatée, j’ai à nouveau aimé ce texte.
Ce n’est plus un secret que je suis particulièrement adepte de la plume et des textes de Christian Eychloma. Chacun de ses ouvrages est une invitation à la réflexion et au voyage.
Ainsi, dans Les Larmes de Titus, nous pouvons voyager dans la Rome antique, approcher des personnages grandioses et découvrir des théories scientifiques très intéressantes.
Tout ce que j’aime !
Je me suis régalée du début à la fin de ce livre qui me semble être le véritable début d’une série. J’espère en tout cas qu’il y aura encore une suite, car la fin le laisse fortement présager.
Pour en revenir à l’histoire, elle nous plonge à Rome, après la catastrophe de Pompéi. On est très vite au coeur de la ville et l’auteur possède des connaissances historiques pointues et immersives. Un petit regret cependant, c’est que les locutions latines ne sont pas traduites, si bien que quelques passages me sont restés étrangers (mes cours de latin remontent à loin). Une note de bas de page pour la traduction ne m’aurait pas dérangé.
En outre, Christian Eychloma reprend dans cette suite le concept des multivers, si brillamment développé dans le premier opus. Cependant, ici, l’idée est amenée de manière un peu plus brouillonne. Constamment sur le fil, j’ai eu peur que l’auteur ne se perde dans sa propre théorie et rende l’ensemble du livre incohérent. Je dirais qu’il y est parvenu in extremis, mais j’ai été un peu moins convaincue par ce développement que le premier, peut-être parce qu’ici les choses sont à un degré de complexité supérieur, ce qui nous amène à nous poser des questions elles-mêmes plus complexes (notamment au sujet des allers/retours dans les différentes branches temporelles, et les répercussions des éléments dans celles-ci).
Mis a part ces quelques points, on est très vite à Rome et c’est ce dépaysement qui m’avait séduite dans Mon Amour à Pompéi, et qui me séduit de nouveau avec Les Larmes de Titus.
En tant que lectrice égoïste, j’espère pouvoir avoir encore et encore des suites, avec d’autres grands personnages et des moins grands, avec des situations cocasses ou embarrassantes. A mon avis il y a encore beaucoup de choses à exploiter dans l’histoire riche créée par cet auteur prolifique.
Je ne suis vraiment pas déçue de cette suite et n’ai qu’une chose à dire : vivement la prochaine !

Pour qui : Les lecteurs qui ont aimé le premier tome même s’il n’est pas obligatoire de l’avoir lu pour lire celui-ci, les lecteurs en quête de dépaysement, ceux qui aiment mêler la science et l’histoire, le plaisir de la découverte et apprendre des choses en lisant.

Les + : Une plume parfaite qui nous transporte dès les premières pages au coeur de la Rome des empereurs, du Colisée et des Gladiateurs, des personnages attachants, variés et intéressants, une intrigue complexe mais originale, une suite dans la veine du premier.

Les – : Un scénario plus complexe qui peut perdre le lecteur, des locutions latines non traduites.

Infos pratiques
Pages : 296
Editeur : Chloe des Lys (17 décembre 2015)
ISBN-10: 2874598968
ISBN-13: 978-2874598968
Dimensions du produit: 12 x 15 x 21 cm

7 commentaires

  • « L’Histoire est un roman qui a été, le roman est de l’Histoire qui aurait pu être »…

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  • Bonjour Limaginaria,
    Bonjour Christian

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  • Bonsoir Christian,
    Bonsoir Limaginaria.

    Je viens de lire votre livre  » Les larmes de Titus » et le commentaire de Limaginaria.

    Je suis un peu surprise que Limaginaria dise que le concept Multivers soit un peu plus brouillon.
    Il aurait suffit que les pauses soient un peu plus marquées entre les paragraphes. L’ayant fait (***) votre roman est devenu très fluide et limpide.
    J’ajouterai que votre « Avertissement  » devrait être plutôt placé sur la première page à droite. En effet, presque tous les lecteurs oublient cette première page de gauche. Or Votre avertissement n’est pas anodin. Il s’agit d’une fiction….

    J’ai trouvé fort judicieux que vous donniez les véritables biographies de Titus, Domitien, Pline l’Ancien … et que vous nous rappeliez les personnages fictifs de « Mon Amour à Pompéi.

    J’apprécie toujours vos citations qui invitent à chercher et à voir plus loin.
    Vous êtes tout à la fois historien et romancier. Sur la Rome Antique vous êtes précis et vous faites revivre une époque
    avec ses événements (Titus a régné 2 ans avec éruption du Vésuve, la peste, le 2ème incendie de Rome, la perte de sa flotte conduite par Pline l’Ancien). Romancier, aux faits réels vous ajoutez la Brigade Temporelle qui veut absolument changer le cours de l’Histoire. En utilisant le Passé, Présent, Futur, vous faites ce je j’appelle de l’histoire fiction.

    Il me semble que « Les larmes de Titus  » est un livre nettement supérieur à Mon Amour à Pompeï » . C’est moins romanesque,
    plus guerrier.

    J’ai vu votre livre de cette manière

    Politique : Titus est Empereur, Domitien son frère qui veut régner à la place de Titus usera de la haine, des coups bas, des mensonges pour retourner l’Armée, diabolique en envoyant dans les arènes les femmes, les nains…

    Langage : le Langage de la Rome Antique est très riche. C’est le cerveau humain qui travaille. Celui du 21 ème siècle, est
    très principe de précaution. Le Commissaire cherche ses mots en allant de la fenêtre à son bureau. Le Sénateur…finira par donner ordre de retourner dans le passé afin d’avoir des preuves. La brigade temporelle usera de mots techniques et les mots inélégants du 21ème. ( branquignoles, ..) Ce sont surtout les consoles qui agissent. Cette brigade certes, très instruite a déjà perdu le sens humain. Seul Alberto ( pense à Aulus alias le juge)

    Violence : Jeux du cirque; La Rome antique veut de plus en plus de sang. Le chapitre 6 est (scène fiction) superbe- Julia fille de Titus gravement blessée, son casque orné d’un poisson, les larmes de Titus, Domitien Jubile.

    La peur : les Chrétiens sont les premiers migrants. Louer la paix est suspect. Julia se tait face à son père. Peur de la peste
    que les migrants apportent ! Peur des incendies alors que Rome vient d ‘être reconstruite.

    Laétitia et notre juge forment un beau couple. J’avais dit que Laétitia était inutile dans « Mon Amour à Pompéi » . Elle s’émancipe auprès de lui et d’Alba très lettrée.

    Rires : avec cette brigade qui se trompe avec l’abbé Farelli ( génial comme idée ) Boileau le détective à son franc-parler

    Le chapitre 8 est tout simplement magnifique.

    En conclusion je dirai que depuis la nuit des temps l’homme a toujours cherché le bien mais que son double n’a engendré que le mal. Caïn a bien tué Abel par jalousie.

    J’attends une suite.

    Bonne soirée à vous tous

    Aimé par 1 personne

    • Bonsoir Lydie et merci pour ce superbe commentaire !

      Pour répondre au sujet des multivers il est possible que l’absence des trois astérisques ait joué un rôle dans l’effet plus brouillon que j’ai ressenti par rapport au premier tome. C’est aussi probablement parce qu’on aborde dans ce tome plus d’époques et branches temporelles que dans le premier où les choses étaient simples, il n’y avait que le passé, le présent, et possiblement une seule branche temporelle impactée (du moins c’est ce sur quoi on s’attardait, ici j’avoue que mon cerveau s’est mis à cogiter sur toutes les possibilités que créent la multitude de branches spatio-temporelles évoquées, mais j’aime me triturer les méninges).
      Du reste je vous rejoins totalement et sans ce petit flou au sujet des multivers, l’ouvrage aurait été un nouveau coup de coeur.

      Bonne soirée et au plaisir de vous lire =)

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  • Merci infiniment pour vos commentaires dont je tiendrai le plus grand compte à l’avenir !

    « Le lecteur peut être considéré comme le personnage principal du roman, à égalité avec l’auteur. Sans lui, rien ne se fait »…

    (Elsa Triolet)

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    • Bonsoir Limaginaria,
      Bonsoir Christian.

      Soyez rassuré, Christian, j’ai adoré votre livre et souhaite de tout cœur une suite toute aussi réussie que vos deux fictions historiques et fictions temporelles (Ainsi soit-il. Que le diable nous emporte), et vous préfère à certains « Prix Goncourt » ou autres, illisibles et prétentieux à force de côtoyer les plateaux de télévision et les médias.
      Vous avez tous les atouts que j’aime chez un écrivain. Vous êtes, précis, cohérent, cultivé à souhait, lisible par tous lecteurs, intuitif, cocasse juste ce qu’il faut au bon moment. Vos chapitres et paragraphes sont courts bien construits.

      Vous proposez, d’après moi , des idées qui nous incitent à nous questionner et à réfléchir sur notre avenir. (Les brigades temporelles ont bien avancé mais « cafouillent  » encore pour transformer l’Histoire en bien).
      Tout comme Limaginaria j’aime me triturer les méninges, en allant rechercher des info. sur le multivers et le passé. Mon imaginaire déborde un peu de trop parfois,

      « Le livre est un jardin que l’on met dans sa poche  » – Gladys Taber

      « Le véritable auteur d’un livre est celui qui le fait publier » – Jules Renard.

      Bonne soirée à vous tous.

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  • Merci infiniment pour vos appréciations qui m’encouragent à poursuivre mon effort d’écriture !

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