Gavriel Howard Feist – L’Ombre d’un maître disparu – Les Légendes de la Moïra

les-legendes-de-la-moiraGavriel Howard Feist – L’Ombre d’un maître disparu (épisode 1 de la série Les Légendes de la Moïra, CKR éditions)

Ici commence l’histoire de celles et ceux qui s’apprêtent à réécrire les légendes de la Moïra.
Au large du continent, sur une terre aux paysages sauvages où se mêlent hautes montagnes, rivières tumultueuses et vastes forêts, les Hommes, les Elfes et les Orques tentent, tant bien que mal, de préserver une harmonie aussi précieuse que précaire.
Forgée cinq cent ans plus tôt, l’alliance des Hommes et des Elfes sombre peu à peu dans les brumes de l’oubli. Les liens du passé se distendent, tandis que l’ancien règne de terreur du Maître et de son Triangle Noir ressurgit des profondeurs de la forêt, menaçant l’équilibre de l’île toute entière.

Ce résumé est le résumé fourni sur le site de l’éditeur, car j’ai été bien incapable de résumer par mes propres moyens ce premier épisode de série.
Les légendes de la Moïra est une nouvelle série numérique des éditions CKR et la série qui inaugure la collection dédiée à la fantasy.
Que dire de ce premier épisode ? Bien qu’extrêmement court (j’irais même jusqu’à dire « furtif »), il y a quelques choses à en retenir.
La première, comme je viens de le souligner, est un élément récurrent dans les séries numériques de CKR : la longueur. Ou plutôt le manque de longueur.
Bien que le site de l’éditeur affiche le nombre de 39 pages pour cet épisode vendu 2,99 dollars, ma liseuse Kobo n’en affichait plus que… 18 !
Extrêmement court pour un épisode. Je l’ai lu en à peine 15/20 minutes un matin en partant au travail. Moi qui aime lire dans les transports, je me suis vite retrouvée au bout de ce texte que l’éditeur a eu la gentillesse de me faire parvenir. Et je reconnais que je suis contente de ne pas l’avoir acheté. Je ne parle jamais du prix des textes que je lis mais ici, l’effet me donne l’impression de ces séries vendues dans le commerce dont le premier morceau démarre à 1 euro et qui ne représentent rien tant que l’on n’a pas investi dans les 150 premiers numéros…
Car je ne peux pratiquement rien dire de ce texte. Et j’ai un souci de ce côté là. Que le texte soit court pourrait passer s’il était construit pour ce format, tel une nouvelle. Mais ce n’est pas le cas.
Selon moi, une série numérique porte bien son nom quand elle est composée de plusieurs épisodes, tous construits avec un début, un milieu et une fin (introduction/péripéties/résolution de problèmes et progression vers le but final). Ce n’est malheureusement pas le cas ici où le texte s’arrête à la fin d’un second petit chapitre, sans guère nous avoir appris grand chose.
Oui ce premier épisode introduit des personnages et des objectifs assez classiques dans un univers de fantasy, mais c’est à peu près tout ce que l’on peut en dire. Il y a une guerrière rousse, une jeune fille dont on devine déjà qui elle a croisé sur sa route, et un magicien trop étrange pour être honnête.
Voilà. Et c’est tout pour ce premier épisode. Mais je suis presque certaine que je pourrai faire le même constat sur au moins le prochain car cette fonction d’introduction n’est clairement pas terminée, ici. Et la fin de l’épisode semble venue de manière presque arbitraire, histoire de découper un texte en série alors qu’il n’a pas été conçu pour cela.
Ce souci, que j’avais déjà abordé dans la précédente série, Nekromantia, m’a profondément déçue. Je ne retrouve pas ici ce que j’attends d’une série, c’est pourquoi je ne poursuivrai ma découverte de ce feuilleton que lorsqu’il aura été édité en entier et sera disponible en lecture « classique ». Comme pour Nekromantia.
Selon moi il ne suffit pas de découper un texte en morceaux pour en faire un feuilleton. J’attends plus d’un feuilleton numérique et je suppose que le lecteur aussi.
A part cela, le style de l’auteur est agréable, Gavriel Howard Feist est plutôt sympathique à découvrir même si je pense que la taille de cet épisode le dessert complètement. Un peu comme la couverture extrêmement sombre et qui n’a laissé voir qu’un rectangle très foncé à l’écran de ma liseuse. J’ai été intriguée par le choix du mot « Moïra », ayant lu il y a bien longtemps la trilogie La Moïra d’Henry Lovenbruck. J’avais beaucoup apprécié cette trilogie et je craignais de retrouver ici une forte inspiration. Or, a part une allusion à un loup en début de titre, la comparaison semble s’arrêter là. Je dis bien « semble », car encore une fois il y a trop peu de texte pour pouvoir l’affirmer.
Espérons que les prochains épisodes sauront apporter plus de satisfaction aux lecteurs qui les liront.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les textes courts et la fantasy.

Les + : Un style plutôt agréable à découvrir.

Les – : Beaucoup trop court.

Infos pratiques
Collection : Émeraude
Format : Numérique
ISBN : 978-2-924664-06-3
Date de parution : 26 novembre 2016

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